10 décembre 2007
Brad Bird, affaire à suivre.
Il y a d’abord John Lasseter, personnage emblématique de Pixar qu’on ne présente plus, et puis il y a l’autre, dont on parle moins mais de plus en plus, Brad Bird. Celui-ci est pourtant un vieux de la vieille au curriculum vitae des plus enviables, ayant notamment officié chez Disney, plus tard pour la série des Simpsons, et ensuite atterrir aux Studios Pixar. Entre temps, il nous aura offert ce qui reste pour l’instant son œuvre la plus remarquable et bien logiquement remarquée, The Iron Giant, petite perle des fêtes de Noël 1999. Car Brad Bird ne se contente pas d’être un simple « technologiste », il est évident que cet homme possède une forte accointance avec l’art cinématographique, pour preuve ses deux films au sein du studio, The Incredibles et Ratatouille, surenchères de qualité à chaque fois. Son travail sur ces derniers se positionne loin de la platitude d’un Monsters Inc ou d’un Finding Nemo, néanmoins deux énormes succès box-office pour Pixar, relation de cause à effet probablement. Arborant un tel potentiel, il était souhaitable et très attendu que Brad Bird s’éloigne du géant Pixar pour affirmer son talent d’une façon plus personnelle et ambitieuse. C’est chose faite puisqu’il travaille actuellement sur un projet en faveur de la Warner, pour l’instant sobrement intitulé 1906, film ou la prise de vue réelle sera cette fois de mise. On ne peut qu’en espérer le meilleur de la part de ce grand monsieur. Au boulot.
Phillip Bradley Bird
01 décembre 2007
Robert Zemeckis, l’antipathique.
Après avoir reçu l’adoubement d’oncle Spielberg et s’être émancipé « comme » un grand, Robert nous soumet régulièrement son film sinon à grosse entrée, au moins à gros budget. Après The Polar Express et avant le prochain Christmas Carol, voici Beowulf, tout droit sorti des usines à blockbusters et doté officiellement d’un budget de 150 millions de dollars, officieusement près de 200 millions. Bob, maniaco-obsessionnel à ces heures perdues, et il doit y en avoir, a développé sa technique de Performance Capture pour le bonheur de nos mirettes en manque de sensations fortes. Il peut maintenant comparer avec ses potes Steven et Georges qui a la plus grosse (résolution de pixels). L’inconvénient, et cela s’entend vu sous cet angle, ce sont les pauvres acteurs peinturlurés sous un masque de pixels, il aurait été moins coûteux semble-t-il de les faire jouer avec un sac plastique sur la tête. On pourrait trouver agaçant le fait qu’en dehors de caresser son joystick, Bobby dorme sur ses deux oreilles, sans scrupules, alors que des réalisateurs aux ambitions plus chastes peinent à produire leurs œuvres. On pourrait. Mais on pourrait aussi se réjouir, car il participe à cette entreprise icarienne qui mènera sans conteste les Majors dans le mur, et cette fois sans la grâce d’un Michael Cimino ; laissons place au temps. L’expressivité de la réalité, Bob « tête à claques » n’en a cure, à travers sa lentille vient s’imprimer une image stérilisée par une purée de pixels. La stérilité picturale. Pathétique.
Malheureusement pas une blague.

